(Le Soleil-MC) - Yves Jacques, Robert Charlebois, Marco Calliari, Claude Dubois, Diane Dufresne, Ariane Moffatt, Luce Dufault, Ginette Reno, Marie-Jo Thério, Annie Villeneuve, Maurane, Lynda Thalie, Florent Vollant… Tous ces artistes participeront au spectacle commémoratif des Fêtes du 400e, les 3, 4 et 5 juillet, devant le Parlement. Une création signée Pierre Boileau qui fera une belle part à Champlain et à l’histoire de Québec.
«Je voudrais qu’à la sortie, les gens soient très fiers d’avoir vu ce spectacle, très fiers d’avoir été présents ce jour-là, a affirmé mercredi un Pierre Boileau visiblement emballé par ce projet inédit. La distribution est hallucinante. De voir tout ce monde-là assis autour d’une même table, c’est déjà quelque chose.»
À l’origine, le spectacle commémoratif Rencontres devait être présenté uniquement le 3 juillet devant les dignitaires qui participeront en après-midi à la cérémonie soulignant le 400e anniversaire de Québec. Lors de l’abandon de l’Opéra urbain, en janvier, le directeur général de la Société du 400e, Daniel Gélinas, a toutefois décidé d’investir davantage dans ce spectacle et de le présenter trois fois plutôt qu’une.
L’événement produit par Aventi Ciné-Vidéo exigera un investissement de 3,5 millions$ et sera télédiffusé en direct sur les ondes de la SRC, à 15h30 le 3 juillet. Les deux jours suivants, le spectacle sera présenté à 16h30, beau temps mauvais temps. Le site pourra accueillir de 10 000 à 15 000 personnes à la fois et des écrans plus géants que le soir du 31 décembre seront installés à différents endroits, promet-on. Même si les places seront tout de même limitées, M. Gélinas soutient qu’il préfère vivre avec un succès monstrueux qu’avec un site à moitié vide.
Pendant cette fresque de 75 minutes, Samuel de Champlain, incarné par le comédien Yves Jacques, racontera lui-même les 400 ans de Québec à travers 10 tableaux. Une vingtaine de chanteurs interpréteront les plus beaux textes de la poésie et de la chanson d’ici. Du Leclerc, du Ferland, du Léveillée, mais aussi des succès anglophones et des références à l’Écosse, la France et l’Irlande.
Textes majeurs
«Les artistes ne viendront pas livrer leurs dernières chansons, mais présenter des textes majeurs qui font partie du répertoire québécois. Il est par contre tout à fait logique que Charlebois chante du Charlebois et que Dufresne chante du Dufresne», a précisé Pierre Boileau, qui a mis en scène le spectacle soulignant les 100 ans de la Saskatchewan et la revue musicale de Joe Dassin.
Les chanteurs interpréteront au moins une chanson chacun et seront accompagnés par 15 musiciens, six choristes, 25 acrobates, des danseurs et une grande chorale d’adultes et d’enfants.
La fontaine de Tourny occupera le centre d’une scène qui se déploiera sur 360 degrés et sera recouverte d’un dôme rappelant le globe terrestre. Les continents dessinés sur ce globe bougeront et s’illumineront au fil des 10 tableaux. Un cours d’eau sera aussi aménagé entre le Parlement et la fontaine afin de rendre honneur au fleuve Saint-Laurent.
Jusqu’à 750 dignitaires prendront place dans des gradins de chaque côté de cette rivière improvisée et verront une bonne partie du spectacle sur des écrans géants, car la scène principale fera face à la population. Les acrobates se serviront pour leur part de la structure du Parlement pour faire leur prestation.
Moyens de locomotion
«Pour se situer dans le temps, on utilisera plusieurs moyens de locomotion. Il y aura beaucoup de mouvement. Le spectacle ne sera pas linéaire au plan historique, mais il y aura des références sur 400 ans de tenue vestimentaire. Par exemple, si j’ai une voiture des années 40, j’aurai un costume des années 40 et une chanson des années 40», a expliqué M. Boileau.
Selon lui, les gens ne devraient toutefois pas avoir trop de difficultés à saisir les clins d’œil à l’histoire, ce qui avait été moins évident lors du lancement du 31 décembre.
Geneviève Dorion-Coupal, qui avait élaboré les chorégraphies du spectacle de Denis Bouchard, fait aussi partie de l’équipe de Pierre Boileau. Selon lui, il ne faudrait toutefois pas jouer au jeu des comparaisons avec le lancement des Fêtes du 400e.
«Chaque spectacle doit être vu comme une entité et on doit le monter en fonction de ce qu’on pense qu’on doit faire.» Daniel Gélinas a ajouté que depuis janvier, une équipe de production de la Société travaille à temps complet sur cette fresque. «Il y a un niveau de planification qui fait en sorte que ce qui va être livré cet été sera vraiment ce à quoi l’on s’attendait», a-t-il assuré, en ajoutant que la Société n’avait pas le droit de se tromper pour ces moments cruciaux des festivités.
Publié par : Marcel Charland
à 15:49:07
Permalien
Comments :
Catégories :